La conduite accompagnée : comment ça marche ?

Apparue en 1990, la conduite accompagnée est destinée à préparer de futurs conducteurs, dès l’âge de 15 ans, à l’examen du permis de conduire.

Ce mode d’apprentissage de la conduite automobile consiste, pour l’apprenti, à conduire sous le contrôle d’un accompagnateur pendant une certaine période, avant de passer son permis.

Si la conduite accompagnée s’adresse tout particulièrement aux jeunes, beaucoup d’adultes choisissent aussi de suivre ce type de formation, en raison des nombreux avantages qu’il procure, notamment en matière d’assurance auto.

En France, 30 % des apprentis conducteurs optent pour une formation en conduite accompagnée. Voyons comment fonctionne cette formule d’apprentissage, et quels en sont les principaux avantages.

La conduite accompagnée : caractéristiques

Toute personne âgée de 15 ans et plus, ayant suivi une formation initiale en auto-école, peut se former à la conduite accompagnée. Il n’y a pas de limite d’âge maximum.

On peut distinguer 3 profils d’apprentis à la conduite accompagnée :

  • Les candidats à la conduite âgés de 15 ans et plus qui souhaitent décrocher leur premier permis.
  • Ceux âgés de 18 ans et plus ayant par exemple subi un échec à l’examen pratique du permis de conduire.
  • Ceux qui préparent un diplôme professionnel menant aux métiers de la route.

Les objectifs de la conduite accompagnée

Cette formation permet à l’élève d’acquérir davantage d’expérience de la route avant d’obtenir son permis. Elle constitue en tous les cas un moyen de décrocher plus rapidement son titre de conduite, et ce, dans les meilleures conditions possible.

Cette forme d’apprentissage diffère du stage permis à points, par le fait que ce dernier s’adresse à des conducteurs détenant déjà le permis de conduire (probatoire ou définitif). En outre, un stage permis à points ne dure que 2 jours.

Les conditions de participation

Pour pouvoir suivre la formation en conduite accompagnée, quelle que soit la formule choisie (voir plus loin), l’apprenti doit remplir les conditions ci-après :

  • Être au moins âgé d’au moins 15 ou 18 ans (voir plus bas).
  • Être titulaire de l’Attestation scolaire de sécurité routière de niveau 2 (ASSR 2) ou de l’Attestation de sécurité routière (ASR) s’il est né après 1987 (Code de la route, R221-5).
  • Avoir au préalable réussi l’examen du Code de la route.
  • Détenir une attestation de fin de formation initiale délivrée par son auto-école.
  • Avoir l’accord de la compagnie d’assurance du véhicule qu’il veut conduire.

Pour ce qui est de l’accompagnateur, il doit aussi satisfaire à certaines exigences :

  • Être titulaire du permis B.
  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans de conduite.
  • Détenir un permis de conduire valide depuis au moins 5 ans sans interruption.
  • Obtenir l’autorisation préalable de sa compagnie d’assurance.
  • Être mentionné dans le contrat signé avec l’école de conduite.

Le ou les accompagnateurs peuvent appartenir (ou non) à la famille de l’élève.

Les contraintes au volant

Pendant la conduite, l’élève et son accompagnateur doivent respecter certaines règles, entre autres :

  • Apposer le signe « conduite accompagnée » à l’arrière du véhicule.
  • Ne pas dépasser les vitesses réglementaires : 110 km/h sur autoroute (au lieu de 130) ; 100 km/h sur nationale (au lieu de 110) ; 80 km/h sur les départementales (au lieu de 90) ; et 50 km/h en agglomération.

La voiture doit en outre être équipée de 2 rétroviseurs latéraux.

Les différentes formules de conduite accompagnée

Il existe 3 différentes déclinaisons de la conduite accompagnée :

  • L’apprentissage anticipé de la conduite (AAC).
  • La conduite supervisée.
  • La conduite encadrée.

Nous vous proposons maintenant de découvrir chacune de ces formations en détail.

L’apprentissage anticipé de la conduite (AAC)

Cette formule de conduite accompagnée est accessible à partir de 15 ans, sans limites d’âge maximum. Cette condition d’âge minimal étant passée de 16 à 15 ans en 2014.

Les obligations qu’implique l’apprentissage anticipé de la conduite sont les suivantes :

  • Avoir l’accord des parents pour les mineurs.
  • Conduire en présence d’un accompagnateur.
  • Parcourir une distance minimale de 3000 km sur une période comprise entre 1 et 3 ans.
  • Se présenter à 3 rendez-vous pédagogiques en auto-école.

Pour ce qui est des avantages de l’ACC pour le candidat au permis de conduire, ce sont entre autres :

  • L’acquisition de l’expérience de la conduite dès 15 ans.
  • La possibilité de passer son permis dès 17 ans et demi, contre 18 pour la formation traditionnelle à la conduite. L’élève n’aura cependant le droit de conduire seul qu’à sa majorité (18 ans).
  • Le taux de réussite à l’examen du permis de conduire dès la 1re fois est de 74 %, contre 55 % par la voie d’apprentissage traditionnel.
  • Une réduction de sa période probatoire à 2 ans au lieu de 3.
  • L’obtention de rabais sur la surprime jeune conducteur.

La conduite supervisée

Les principales différences de l’apprentissage en conduite supervisée par rapport à l’AAC sont les suivantes :

  • L’âge minimum de l’élève : 18 ans au lieu de 15 ans.
  • Pas de réduction sur sa période probatoire, autrement dit 3 ans comme pour la formation classique.

Le jeune conducteur ayant suivi la conduite supervisée bénéficie lui aussi d’un rabais sur la surprime appliquée à son assurance auto.

Notons que la loi Macron de 2015 a supprimé la distance minimale obligatoire à parcourir (1000 km) et la durée minimale obligatoire (3 mois), auparavant applicables à la conduite supervisée.

La conduite encadrée

Cette formation s’adresse aux jeunes de 16 ans et plus, qui préparent un diplôme professionnel menant aux métiers de la route (BEP, CAP de conducteur routier).

S’effectuant dans le cadre d’une formation scolaire, la conduite encadrée permet à l’élève de conduire, sur accord du chef d’établissement, avec l’accompagnateur de son choix afin d’améliorer son niveau de compétence et d’expérience de la conduite.

À savoir : Si la formation en auto-école coûte en moyenne 1600 € à chaque candidat au permis de conduire, ce montant baisse à 1100 € pour ceux bénéficiant de la conduite accompagnée ou de la conduire supervisée. Pour payer sa formation en auto-école, l’apprenti peut cependant obtenir une aide au financement de son permis de conduire.



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